Quiconque travaille régulièrement avec la technologie radio connaît le sentiment qui accompagne la mise à disposition d'une fréquence importante : incertitude, stress lié à la planification et nombreuses questions sans réponse en sont généralement les conséquences. La nouvelle selon laquelle la bande 823-832 MHz ne sera pas supprimée à la fin de l'année comme on le craignait, mais restera utilisable en Allemagne pendant dix ans supplémentaires, est d'autant plus réjouissante. De nombreux systèmes existants pourront ainsi continuer à fonctionner sans avoir à être modifiés. Il n'en reste pas moins que la gestion des fréquences n'est pas réglementée de manière uniforme dans toute l'Europe. Ce qui est autorisé en Allemagne peut ne pas l'être dans d'autres pays, un point que les productions itinérantes doivent particulièrement garder à l'esprit.
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1. Utilisation des fréquences et classification
Le spectre électromagnétique de 9 kHz à 245 GHz est entièrement attribué. Les équipements audio sans fil sont en principe des utilisateurs secondaires. Cela signifie que les microphones sans fil peuvent utiliser des bandes de fréquences réservées aux services primaires, mais uniquement dans la mesure où ceux-ci ne sont pas perturbés.
Parmi les utilisateurs primaires typiques, on trouve par exemple les chaînes de télévision et les stations de radio, les services de police ou d'incendie ainsi que divers services de radiocommunication directionnelle et de téléphonie mobile. Ces services ont la priorité dans la bande de fréquences correspondante et doivent pouvoir fonctionner sans perturbation à tout moment.
Dans la pratique, nous évoluons donc souvent dans des zones intermédiaires ou des lacunes locales où l'utilisateur principal n'est pas actif. Cela explique pourquoi une fréquence radio fonctionne parfaitement à un endroit, mais présente des perturbations importantes à un autre. Ainsi, une liaison qui fonctionne sans problème lors d'un événement à Nuremberg peut soudainement présenter des interruptions à quelques kilomètres de là, par exemple à proximité d'une station de télévision ou d'une liaison hertzienne. La cause n'est alors pas le microphone sans fil lui-même, mais l'utilisation primaire dominante qui occupe cette zone. Pour les utilisateurs, cela donne l'impression que la fréquence est « défectueuse », alors qu'elle n'est tout simplement pas disponible à cet endroit.
Les chaînes publiques constituent la seule exception. Elles disposent historiquement de leurs propres bandes de fréquences, qui ont toutefois déjà fait l'objet de plusieurs restructurations.
2. Gestion des fréquences : essentielle pour un fonctionnement sans perturbation
Dans les bandes UHF typiques du secteur événementiel, il est possible de réaliser des configurations complexes avec de nombreuses liaisons radio parallèles, à condition que les récepteurs fonctionnent avec des filtres de haute qualité, que la planification des fréquences soit bien pensée et que les intermodulations soient prises en compte. Outre sa fréquence principale, chaque émetteur génère d'autres produits qui peuvent perturber les systèmes voisins. C'est pourquoi toutes les liaisons doivent fonctionner dans des groupes de fréquences compatibles. Pour les systèmes UHF 600 de notre gamme, ces groupes sont par exemple détaillés dans le mode d'emploi.
La sensibilité de cette coordination est particulièrement évidente lorsque d'autres liaisons sont ajoutées à court terme. Lors d'un spectacle sur scène avec douze microphones coordonnés, le système fonctionne de manière stable tant que tous les microphones fonctionnent au sein du même groupe et que leurs produits d'intermodulation ne s'influencent pas mutuellement. Cependant, si deux microphones supplémentaires émettant sur des fréquences non coordonnées sont ajoutés spontanément, ces nouveaux signaux peuvent perturber certaines des liaisons initialement planifiées avec soin. Le système semble alors instable, même si la technologie fonctionne parfaitement – il manque simplement une base de fréquences commune et coordonnée. De plus, même les signaux générés en externe, par exemple lors d'un événement à proximité immédiate, peuvent influencer certaines fréquences ou des groupes entiers.
3. Technique d'éclairage : une situation nettement plus complexe
Contrairement aux microphones sans fil, qui fonctionnent dans des zones clairement définies, le contrôle de l'éclairage utilise principalement des fréquences généralement autorisées. Cependant, celles-ci ne sont pas seulement utilisées pour les applications techniques événementielles, mais aussi pour le Wi-Fi, les appareils intelligents, les transmissions de données privées et une multitude de solutions radio grand public. De nombreux appareils émettent en outre avec une puissance nettement supérieure à celle qui est habituelle ou autorisée dans le domaine événementiel, ce qui représente un défi pour toute transmission radio dans le domaine de l'éclairage.
Un événement d'entreprise au cours duquel l'éclairage de la salle est contrôlé par DMX sans fil montre à quelle vitesse cela peut devenir un problème. Pendant la répétition, tout fonctionne sans problème. Mais dès que les invités arrivent, des centaines de smartphones activent automatiquement leurs connexions Wi-Fi et Bluetooth. Dans le même temps, l'hôtel qui accueille l'événement étend son propre réseau Wi-Fi avec des points d'accès supplémentaires. La multitude de ces signaux occupe une grande partie du spectre librement utilisable. Les signaux lumineux arrivent alors avec un retard ou sont brièvement interrompus, non pas en raison d'un défaut technique, mais simplement parce que le canal radio est surchargé. Pour les applications critiques, il est donc recommandé d'utiliser des solutions câblées ou redondantes.
4. La sécurité de planification aide à relever les défis techniques
L'extension de la bande de fréquences 823-832 MHz apporte une sécurité précieuse en matière de planification au secteur de l'événementiel. Cependant, même dans des conditions stables, une gestion rigoureuse des fréquences reste indispensable, en particulier dans les environnements où de nombreux systèmes fonctionnent en parallèle ou où des signaux externes compliquent encore la situation.





